JUST LIKE MONA LISA
STATUS
COMPLETE
VOLUMES
10
RELEASE
December 5, 2022
CHAPTERS
53
DESCRIPTION
Hinase falls into an identity crisis when their coming of age clashes with societal expectations in this unique teen drama!
In this world, people are born without a gender. Their bodies shift toward their desired gender when they reach twelve years old. Until Hinase's eighteenth spring, they lived content without a gender. But the bubbly girl Ritsu and thoughtful boy Shiori pull Hinase in opposite directions when they both confess their feelings on the same day! Romance was never on Hinase's mind, so how can they respond? Hinase may be forced to choose a new identity as they arrive at the cusp of adulthood. Who will they choose, and who will they become?
(Source: Square Enix)
Note: Twentieth place of the 6th Next Manga Award in the Web Manga Category in 2020.
CAST

Hinase Arima

Ritsu Kaga

Shiori Takayama
CHAPTERS
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REVIEWS

Raevolt
75/100Euh je parle de genre parce que ça parle de genreContinue on AniListDe tout ce que j’ai pu lire, c’est un des meilleurs mangas sur les questions de genre. Enfin, il les aborde d’un point de vue très particulier, celui de son setup — c’est-à-dire celui d’une autodétermination du genre par les individus. On s’éloigne du point de vue classique de la transidentité (et de l’exploration de la dysphorie) pour entrer dans celui de la non binarité. On y suit Hinase, _sexless _de 18 ans bientôt, qui peine à faire un choix — un choix est-il seulement nécessaire ?
Bon, il faut qu’on discute de la vision du genre qu’entretient ce manga. Il m’a paru aux premiers abords avoir une définition très curieusement biologisante du genre. Biologisante car Hinase est explicitement sexless — c’est-à-dire sans parties génitales, et que la notion de “genre choisi” est directement corrélée avec celle de sexe. Curieusement, car le genre reste un « choix ». Néanmoins, l’oeuvre fait un excellent travail de déconstruction autour de cette question de « choix ».
De manière secondaire d’abord, avec les adultes qui sont régulièrement montré·es comme genrant leur enfants (« Ah! Tu ferais un bon garçon toi ! »). Les critères genrés restent immensément présents dans la société de Mona Lisa, et tout comportement penchant dans la balance structurelle se voit genré. La petite enfance est montrée dans une tension permanente entre l’androgynie “naturelle” de l’oeuvre, et l’omniprésence des critères genrés, vers une injonction au choix qu’Hinase subit de plein fouet.
Ensuite, directement chez les personnages, beaucoup admettent ne pas avoir grande idée du pourquoi du comment de leur genre. On finit par l’être, d’une manière. C’est, au fond, le point de vue cis traditionnel ici représenté : des personnes pour qui le genre n’est pas un grand sujet, et qui suivent un peu là où le vent les mène. C’est d’ailleurs ce qui est implicite dans l’arc de découverte des deux genres pour Hinase. Toustes viennent à la réalisation que personne ne sait vraiment ce qu’est le genre, et donc que personne n’a vraiment fait un choix très éclairé. C’est une collection de choses abstraites et contextuelles, ce sont des normes sociales, souvent contradictoires. Ritsu et Shiori montrent quant à elleux la tension interne à ce choix binaire. Chacun·e présente des critères de « l’autre genre » et doivent supporter une pression importante liée à leur genre — Ritsu dans le sport, Shiori dans sa pratique artistique.
Je trouve que l'œuvre fait un bon travail pour montrer comment le genre nous change, d’abord à travers les perceptions, et en nous ensuite. Il y a tout un propos (discutable) affirmant que l’individu précède son genre. C’est notamment ce qui permet à Hinase de faire un choix sans penser (à tort) qu’il va le changer profondément. Néanmoins, malgré ce lubrifiant pour mieux supporter le fait d’être rentré·e de force dans une case, le manga déconstruit son propos même en montrant clairement les évolutions de Shiri et Ritsu conformément à leur genre, d’abord et avant tout dans leur conception de la relation romantique, ensuite dans leur apparence, leurs goûts, etc. Le genre n’est pas entièrement déterminant, mais il reste structurant. C’est d’ailleurs un bon exemple de pourquoi le manga est bon dans son propos. Parfois, il semble vouloir apporter une réponse simpliste, suivant les déambulations philosophiques de Hinase — un·e ado — et ses potes — d’autres ados — mais il cache néanmoins dans le fond tout un tas d’éléments venant constamment se nuancer.
Le gros point noir dans tout ça, malgré une petite base structuraliste au sein de l’oeuvre, c’est que jamais il n’est question de patriarcat. Pourtant, il reste omniprésent, et le manga montre toujours des mécanismes de domination des femmes, mais toujours banals et sûrement peu conscientisés. Jamais, il n’y a en question le rapport de domination des hommes sur les femmes. C’est un non-dit, tant dans le monde incarné que dans l'œuvre elle-même. Il y a une question autour de la difficulté d’habiter son genre, qui n’est jamais mise en relation avec le patriarcat (pourtant, la masculinité toxique, les injonctions contradictoires sur la féminité…).Le manga parle évidemment d’autres choses : de coming of age, d’amour, … mais j’ai choisi de focaliser ma review sur le thème du genre et je m’y collerai. En conclusion, il me semble que le manga a un des traitements les plus intéressants de la question — le fait que je doive venir le chercher sur son marxisme en dit long sur sa qualité avant cela j’ai rarement autant d’exigences. Les thèmes subsidiaires sont aussi très bien traités, la direction artistique avec la couleur est honnêtement très bonne. Je suis assez moyennement satisfaite de la conclusion à plusieurs fins, mais où dans chacune Hinase finit par abandonner la non binarité, même de genre. Sauf le yuri, ça c’était bien.

Katch0
85/100Mona Lisa ou le Comming of Age qui pose les bonne questionsContinue on AniListI will first make a comment in english so everyone could have at least something to read to decide whether they want to try it or not (since the only other review is also in French ?)
First of all, Just like Mona Lisa, is a work that stands out for the theme it explores: gender, with all the issues surrounding it. In fact, it’s practically the only theme. Based on the first few chapters, you might think romance would be a major part of the story, but in the end, it isn’t and in my opinion, that’s for the best. Mona Lisa focuses on the issue of gender and is thus able to address it effectively by deconstructing the clichés we might hold, clichés that are even used in the introduction to make us question them. In this sense, Just Like Mona Lisa is very successful. It asks all the right questions and covers its subject thoroughly, offering answers that I feel are spot-on. The whole experience is enhanced by beautiful artwork and a masterful use of a single color, turquoise, which makes the reading experience all the more unique, much to my delight.
I do have a few criticisms, particularly about the ending, but it wouldn’t make sense to include them in a review meant to encourage you to read it (if you want my full opinion, I’ll share it in French below, sorry).
In short, if this topic interests you, I highly recommend reading Just like Mona Lisa. You won’t regret it!Maintenant que les anglophones sont partis, je vais rentrer un peu plus dans le détail de ce que j'ai penser de ma lecture.
Je vais un peu me répéter mais déjà, le thème, qui est assez original en lui même, est je trouve très bien traité. Le postulat de base est très intéressant et permet de traiter en profondeur les questions de la prédéterminations sexuelles dans notre société, de la découverte et de l'appropriation du soi et de l'émancipation du regard des autres(en partie). Le fait que notre protagoniste, Hinase, n'est pas du tout de sexe nous permet de dissocier complétement les étiquettes habituelles qu'on colle aux personnages, surtout dans un style aussi usé que le Comming of Age lycéen au Japon. Cela permet, de se questionner en même temps qu'iel face aux problématiques qu'iel va rencontrer au fur et a mesure. En un sens, je trouve qu'on peut très facilement s'identifier à Hinase qui, a l'image d'un héro de JV, va être vierge de toute vraie expériences et va nous accompagner sur le chemin à la découverte de toute les réponses qu'iel a toujours fuit.Tous les autres personnages ont déjà une partie de leurs réponses et vont les lui donner mais ce qui marche tout aussi bien c'est qu'aucun des personnages que l'ont suit n'est sur de leur réponse et son tout aussi perdu qu'Hinase. C'est ce qui rend le personnage de Shiori aussi intéressant, c'est lui le véritable moteur de l'histoire et du penchant "dramatique" de l'œuvre. C'est le premier a reconnaitre de ne pas savoir et que c'est agréable d'avoir d'autre personnage, pourtant déjà essentialisé douter. Le meilleur exemple de ça serai Shirogane, qui découvre petit à petit son homosexualité envers Chiaki qui est lui l'archétype du personnage sur de lui et de son genre
Tous les personnages rencontrés introduisent par petit bout leur propre réponse, même si même pour ce n'est pas encore très clair.Mon seul vrai regret est le côté romance qui est très vite mis de côté pour laisser place au questionnement (ce qui s'entend mais qui reste dommage). D'autant plus quand l'un de nos protagonistes, à savoir Ritsu est le moteur de se développement.
Evidement qu'elle apporte beaucoup de réponse à Hinase notamment sur la place de l'entourage, de l'importance de l'amitié etc, mais ce qu'elle avait en plus par rapport à Shiori, ou même à Shirogane par exemple, c'est vraiment ce côté démonstratif en amour, très proactive, candide et limite fleur bleue.
Et on voit bien que l'auteur n'as pas voulu faire de choix de ce côté là en traitant les deux amis d'enfances au même niveau, ni même de faire un vrai choix clair sur la question principal de Hinase a savoir son sexe en laissant les fins ouvertes. Je trouve ça dommage de dire "j'avais pleins d'idées de fins mais j'ai pas pu choisir alors regarder tous ce qui est possible". Surtout quand je trouve que certaines fins marche vraiment moins que d'autre, surtout celle ou Hinase rentre dans le moule d'une relation hétéro, mais surtout les différentes relations avec Shiori qui font très artificielles comparé à celles avec Ritsu (oui je suis frustré, iel aurait du finir avec Ritsu dans tout les cas et je changerai pas d'avis)Par contre, là où l'auteur a su être constant tout du long et qui a sublimé la lecture, c'est vraiment l'art style et l'utilisation du turquoise. On peut en avoir une interprétation différentes en fonction du contexte mais la lecture des pages qui l'utilisent pleinement sont vraiment agréable. Et puis j'aime trop les chara designs utilisé, surtout pour les androgynes qui je trouve arrive a pleinement saisir l'essence du terme notamment dans son utilisation dans l'art (et qui résonne parfaitement avec son titre). Hinase peut passer de l'un a l'autre, d'une case à l'autre en fonction du contexte et sans changer physiquement, c'est assez bluffant (en tout cas sur moi ça marche trop bien).
Bref, A l'image de Mona Lisa est une très bonne lecture, une excellente si les sujets de sexe et de genre vous intéresse, qui va au bout de son concept et explorant et en couvrant une grande partie du sujet avec une très bonne direction artistique qui est en elle même atypique et qui colle très bien à ce que le manga veut raconter.
Lisez A l'image de Mona Lisa, vous ne devriez pas le regretter, même si le sujet ne vous concerne pas directement, tout le monde pourra se projeter dans les questions qu'il pose !
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- (3.5/5)
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Ended inDecember 5, 2022
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